La soie d’araignée additionnée à un peu d’eau et de minuscules tubes de carbone permettrait de créer l’électronique du futur; biodégradable et compatible avec des usages médicaux.
Les scientifiques et leurs découvertes
Une équipe de scientifiques a eu l’idée de pulvériser des nanotubes de carbone (conducteurs d’électricité) sur de la soie d’araignée mouillée. Le résultat obtenu est un matériau nanométrique et écologique, idéal pour les applications électroniques miniatures dans le domaine médical.
« Notre échantillon a été pris de l’arbre situé en dehors de notre laboratoire. Heureusement, nous travaillons en Floride où il y a à peu près des araignées partout. Donc nous ne sommes jamais à court d’échantillons, nous allons simplement dehors et les récupérons des arbres ».
Le matériau obtenu se trouvait 3 fois plus solide que la soie d’araignée et était devenu un excellent conducteur. Pour prouver son utilité, les scientifiques ont réalisé toute une série d’expériences. Ils ont ainsi conçu un prototype d’électrode capable de mesurer les pulsations cardiaques et mis au point un système capable d’abaisser ou de soulever une masse de 35 milligrammes. « C’est biodégradable et biorenouvelable, donc ça ne produira pas les déchets électroniques que les dispositifs conventionnels laissent. C’est un matériau très polyvalent ».
L'artiste et sa toile
L'ensemble, ou presque, des 50 000 espèces d'araignées existantes, est capable de produire de la soie. Il existe mille et une toiles différentes, propre à chaque espèce et d'utilité diverses. Elles construisent des toiles pour se nourrir, se reproduire, se protéger, se fabriquer des nids etc...
Pour tisser sa toile, l’araignée fabrique des fils de soie avec ses glandes séricigènes situées dans son abdomen. La soie sort liquide, passe au travers de minuscules trous et se solidifie instantanément dans l’air. L’araignée utilise ses pattes pour extraire la soie et entrelacer les brins de soie. Elle tisse alors des fils de soie de 25 et 70 millièmes de millimètres de diamètre.
L'épeire diadème doit ainsi produire 20 mètres de soie pour faire sa toile en 1 h environ, suivant un rituel très précis.
La soie d’araignée semble avoir de nombreuses applications possibles puisque d’autres recherches ont permis de réaliser des sutures pour remplacer des ligaments ou tendons. Au Japon, ce sont des cordes de violon qui ont été tressées en soie d’araignée.
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